Le « Mois de l’autre »

Professeures et professeurs, découvrez ici la sélection de spectacles et d’ateliers que Rodéo d’âme propose à l’occasion de l’action culturelle du « Mois de l’autre », organisée par la Région Grand Est.

Les spectacles

Les réfugiées et nous

« La guerre c’est comme un bateau qui coule, et toi tu essaies juste de nager » – Albertine

Animation proposée :
Deux femmes donnent à entendre, en récits et en musiques, les témoignages de migrantes arrivées récemment en Europe. On découvre Farzana qui a fui les Talibans de Kaboul, Ghole qui a survécu au règne de Saddam Hussein ou Aïssatou qui découvre Ikea… Cette performance documentaire est suivie d’un débat sur la crise migratoire actuelle et les réalités de vie des migrants. Claire Audhuy a rencontré ces femmes lors d’une immersion de 3 mois au centre d’accueil pour migrantes : elle partage avec les élèves son expérience et ses observations.

Objectifs :

  • Compréhension des problématiques de l’exil et du vivre-ensemble, découverte des réalités de vie des migrants et de leur parcours du combattant. Approche documentaire et humaine d’une question souvent présentée comme problème politique et économique. Réflexions autour du travail documentaire sur le terrain à la rencontre de l’autre.
  • Proposer un débat sur un thème d’actualité où il y a des tabous, de fausses informations et beaucoup de peurs.

Durée : 2h
Coût :
500 € et défraiement kilométrique depuis Strasbourg.

Le livre du spectacle
Les Migrantes
Ed.2016 – 14 €

Casser les murs dans les têtes

« Oui mais moi je suis reubeu, musulman et taulard, alors quel message tu veux que je fasse passer?  » – Nasser

Animation proposée :
Claire Audhuy choisit de s’installer sur des territoires, d’en observer les habitants, d’aller à leur rencontre et d’écouter leurs récits de vie. Avec sa pièce Pas de chips au paradis, elle nous offre un texte où les voix de détenus dialoguent avec celles d’apprentis et de migrants. Nasser, Céline, Kewin, Meriem et les autres essaient de rebondir, chacun à leur manière : après l’exil, la prison, le foyer ou la violence. Accompagnée par Julien Grayer (banjo, guitare et beat box), Claire Audhuy donne à entendre ces paroles avant de partager son expérience avec les élèves lors d’un débat qui suit la performance.

Objectifs :

  • Compréhension et empathie pour certaines situations extrêmes vécues par les individus : incarcération, exil, perte de repères… Approche documentaire sur un public qui cherche à rebondir, à changer de vie.
  • Proposer un débat sur un thème d’actualité où il y a des tabous, de fausses informations et beaucoup de peurs.

Durée : 2h
Coût :
500 € et défraiement kilométrique depuis Strasbourg.

Le livre du spectacle
Pas de chips au paradis
Ed. 2018 – 14 €

Qui sont les Roms ?

« On n’allait nulle part. Le moteur éteint. On restait là. Et notre sourire aussi restait. » – La famille dans le camion

Animation proposée :
En 2016, Claire Audhuy est allée à la rencontre des habitants de l’Espace Hoche, un espace d’insertion temporaire pour Roms à Strasbourg. Durant plusieurs semaines, elle a écouté le récit de leurs vies. Elle les donne à entendre dans sa pièce documentaire Dieu, les caravanes et les voitures accompagnée par Christophe Oury à l’accordéon. Un échange préliminaire propose de contextualiser cette parole, puis un débat après la pièce permet de réfléchir aux préjugés et au racisme latent.

Objectifs :

  • Débattre de sujets complexes tels que l’Autre, les Roms, les préjugés.
  • Découvrir des paroles et des récits méconnus de personnes en marge de la société.
  • Ouvrir un espace de débat autour des minorités en Europe.
  • Découvrir l’histoire de la communauté des Roms (Samudaripen…)

Durée : 2h
Coût :
500 € et défraiement kilométrique depuis Strasbourg.

Le livre du spectacle
Dieu les caravanes et les voitures
Ed. 2018 – 14 €

Un adolescent résistant du nazisme

« Vous ne serez pas étonné du fait que lorsque je dus me confier à quelqu’un, je me confiai à du papier. Le papier est silencieux et est prêt à tout accepter. Je fus en mesure de déverser sur lui toute ma rage, de crier un bon coup et aussi de me réjouir… Ce que je ne peux dire à quiconque, sous peine que l’on se moque de moi. » Hanuš Hachenburg, 1943

Animation proposée :
Voix et violoncelle permettent de dévoiler la profondeur de l’écriture concentrationnaire d’Hanuš Hachenburg, ses tourments, ses souvenirs et ses rêves. Ce jeune auteur de 13 ans a été déporté à Theresienstadt et a résisté aux nazis au moyen de son écriture clandestine. Avec ses camarades, il a même fondé un journal clandestin Vedem. L’action vise à la découverte de cette résistance morale et artistique au coeur de l’univers des camps. Claire Audhuy a soutenu sa thèse de doctorat sur le théâtre concentrationnaire en 2013 à l’Université de Strasbourg. Elle a exhumé l’oeuvre oubliée d’Hanuš Hachenburg et en a assuré la toute première édition mondiale. Elle a retrouvé des survivants, camarades de déportation, qui se souviennent d’Hanuš, de son écriture salutaire et des bienfaits de cette résistance.

Objectifs :

  • Mieux connaître notre histoire contemporaine, en proposant de l’appréhender à travers les yeux d’un adolescent de 13 ans qui a eu le courage et l’audace d’écrire clandestinement, à la barbe des nazis.
  • Ouvrir la réflexion sur le pouvoir de l’écriture et de l’imaginaire en situation extrême, mais aussi à la résistance intellectuelle.
  • Rendre plus concrète la question de l’univers concentrationnaire.
  • Lutter contre l’antisémitisme
  • Ouvrir le débat sur l’exclusion, la haine, le rejet et leurs dérives.

Durée : 2h
Coût :
500 € et défraiement kilométrique depuis Strasbourg.

Le livre du spectacle
On a besoin d’un fantôme
Ed. 2015 – 14 €


Les préjugés et nous

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Spectacle proposé :

Comment la peur de l’autre entraine-t-elle le rejet et la haine ? Claire Audhuy est une auteure de théâtre documentaire qui voyage et part en immersion plusieurs mois pour répondre à ces questions. Elle a rencontré des habitants, des immigrés, des élus, des élèves pour interroger les raisons de ce rejet de l’autre. Dans son spectacle musical documentaire, elle montre avec humour qu’avec un peu de bonne volonté, il est possible de se battre contre les préjugés pour mieux vivre-ensemble.

Durée : 2h
Coût : 500 € + défraiement kilométrique depuis Strasbourg

Les ateliers

Écrire contre la propagande

Animation proposée :
Dans un film documentaire de 52 minutes mêlant témoignages, archives et dessins animés, découvrez l’histoire de Hanuš Hachenburg, un jeune poète tchèque. En 1942, Hanuš est déporté dans le ghetto juif de Theresienstadt. Là-bas, il participe à l’une des aventures collectives les plus étonnantes de l’histoire des camps nazis : la création du magazine clandestin Vedem. Dans une chambrée de garçons transformée en république imaginaire autogérée, Hanuš écrit des poèmes d’une incroyable maturité pour un enfant de treize ans, et une pièce de théâtre dans laquelle il se moque des nazis. Le Fantôme de Theresienstadt raconte l’histoire de cet adolescent disparu et de son œuvre géniale : ses poèmes et sa pièce de théâtre, On a besoin d’un fantôme.
La projection est présentée par l’auteur et réalisateur et suivie d’un débat avec la classe.


Objectifs :

  • Découvrir une histoire inédite de l’histoire des camps nazis à travers un adolescent méconnu et talentueux.
  • Ouvrir une réflexion sur la propagande, le mensonge et les outils pour y résister et dénoncer les mystifications.
  • Lutter contre l’antisémitisme en ouvrant un débat sur l’exclusion, la haine et le rejet de l’autre.
  • Rencontrer un journaliste-réalisateur, comprendre comment on réalise un film.

Durée : 2h (1h de projection + 1h de débat)
Coût : 250 € + défraiement kilométrique depuis Strasbourg.

Le livre du film
On a besoin d’un fantôme
Ed. 2015 – 14 €

Le grand reportage : comment raconter le monde ?

Animation proposée :
Après un échange avec les élèves sur la manière dont on fabrique l’information et comment on la consomme, l’intervenant présentera plusieurs reportages vidéos réalisés en 2014 dans le cadre du projet Bulli Tour Europa (www.bullitour.eu) à l’est de l’Europe. Les vidéos sont l’objet de débats avec les élèves, autour des notions de minorités, de discrimination, de la mémoire collective, etc. Il s’agit aussi de déconstruire un certain nombre de préjugés sur l’Europe de l’Est, les Roms, les juifs, etc.

Objectifs :

  • Éducation aux médias (fabrication et consommation de l’information) par un journaliste professionnel.
  • Aborder l’information autrement dans le cadre d’un projet documentaire au long cours.
  • Mobiliser des connaissances scolaires (histoire, géographie, français) pour nourrir le débat autour des reportages.
  • Échanger autour des expériences des élèves et de l’intervenant (connaissance des territoires, histoires familiales, expérience du terrain…).
  • Déconstruire des stéréotypes (sur les médias, sur les Roms, les Juifs, l’Europe de l’Est…).

Matériel souhaité :
Un ordinateur raccordé à un dispositif de vidéo projection équipé d’enceintes. Une connexion internet est souhaitable, bien que non indispensable. Tableau ou paperboard.

Durée : 2 h ou 4 h
Coût :
250 € les 2 h / 500 € les 4 h et défraiement kilométrique depuis Strasbourg.

Le livre du Bulli Tour
Aux frontières de l’oubli
Ed. 2016 – 17 €

Information, réseaux sociaux et manipulation

Animation proposée :
Après un temps d’échange avec les élèves sur leur définition de l’information, leurs représentations des journalistes et leurs propres pratiques médiatiques, la classe est invitée à réagir en petits groupes à des contenus «polémiques» diffusés sur différents comptes Facebook, fils Twitter ou blogs.
Les élèves sont amenés à décrire ce qu’ils voient, ce qu’ils ressentent, comment ils réagissent face à un contenu (indignation, colère, jalousie, méfiance…). Puis les participants effectuent, avec le journaliste intervenant, une vérification de ces contenus, via Internet, en essayant de démêler le vrai du faux grâce à des sites fiables et en utilisant leur propre réflexion pour comprendre comment la manipulation fonctionne.
L’atelier amène ainsi les élèves à se poser plusieurs questions : les réseaux sociaux sont-ils des vecteurs d’information ? sous quelles conditions ? Comment les utiliser intelligemment ? Comment protéger mes données et contrôler ce que je publie ? Comment savoir si je peux me fier à un contenu publié sur les réseaux sociaux ? Puis-je être moi aussi producteur d’une information ? À quelles conditions ?

Objectifs :

  • Travail sur les représentations qu’ont les élèves des journalistes et de leur travail (réflexion sur l’objectivité, le point de vue, la neutralité et la manipulation).
  • Distinguer la valeur de différentes sources d’information.
  • Apprendre à quels médias se fier, que toute personne qui produit un contenu n’a pas nécessairement la rigueur, l’objectivité ou l’intention d’un journaliste, notamment sur les réseaux sociaux.
  • Apprendre à croiser des sources différentes et à en estimer la valeur, en approchant les nouveaux médias numériques (réseaux sociaux, chaînes YouTube, blogs et forums…) comme des outils potentiellement journalistiques.

Matériel souhaité :

  • Un ordinateur raccordé à un dispositif de vidéo projection équipé d’enceintes.
  • Une connexion internet est souhaitable, bien que non indispensable.
  • Tableau ou paperboard.
  • Un ordinateur connecté pour deux élèves (trois au maximum) pour la partie de l’atelier consacrée à la vérification d’informations.

Durée : 2 h
Coût :
250 € et défraiement kilométrique depuis Strasbourg.

Contacts

Claire Audhuy : 06 65 55 75 30 ; claire.audhuy@gmail.com
Baptiste Cogitore : 06 66 71 30 41 ; baptiste.cogitore@gmail.com